Vous avez chargé, via un moteur de recherche, une page isolée, hors du contexte de GraffitiX.
Si vous souhaitez la voir dans le cadre du site entier, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.graffitix.fr/index.php?pg=DLang
La même page sera rechargée dans le cadre du site, avec ses menus et ses autres rubriques.

Mercredi 18 octobre à 16:45


Pourquoi ?   






Voici quelques informations sans prétention sur l'usage de la langue française. Il ne s'agit pas, en effet, de donner des leçons, mais juste donner des informations sur des trucs qui posent souvent question quand on écrit, quand on lit...
Il y a des mots qu'on emploie de façon inappropriée, des expressions qu'on écrit de façon incorrecte (comme le fameux "Au temps pour moi" / "autant pour moi"), des mots qu'on utilise dans un sens très éloigné de celui d'origine, etc.
L'idée est donc de collecter ces trucs qui posent question (ou, trop souvent, n'en posent pas...). On pourra consulter cette page avec plaisir, parfois avec étonnement. Parfois on restera un peu sur sa faim, surtout durant les débuts...



     
 
17 décembre 2010

On utilise souvent le mot éponyme, ces temps-ci, mais souvent à tort. Par exemple vous trouverez sur cette page web un article dont le titre utilise ce mot, et justement de façon erronée.

Tout simplement parce que "éponyme" signifie, littéralement, "qui donne son nom à" et non "qui prend le nom de". Et, dans l'article cité ci-dessus, cela implique que c'est le pilote qui est éponyme et non la voiture. Tout comme, quand il existe des applications iPhone pour des sites comme MacBidouille ou MacGé, ce sont les sites qui sont éponymes et non les applications

Il est vrai que certains dictionnaires font état du sens par extension "qui prend le nom de", mais je ne pense pas que ce soit admissible puisque le vrai sens, "qui donne son nom à" n'est pas obsolète. Ce serait un peu comme si, pour un trajet, on envisageait d'appeler "point de départ" indifféremment le point de départ ou le point d'arrivée.




8 novembre 2008

L'étymologie ajoute énormément quand nous voulons mieux percevoir les subtilités de sens de certains mots. Mais, souvent, nous nous intéressons peu à l'origine des mots anglais que nous utilisons couramment.

Vous me direz que, pour des locutions comme week-end, il n'est pas nécessaire de chercher trop loin tant le sens paraît évident. Pour d'autres, comme hot-dog, chercher l'origine serait surtout par curiosité car il est difficile d'établir une correspondance entre un sandwich à la saucisse chaude et un chien chaud. Et on n'y parviendrait pas car le hot-dog vient de l'argot américain.

Tiens, justement je parlais de sandwich. On le croque souvent mais rares sont ceux qui se sont demandés d'où venait ce mot et comment il était arrivé jusqu'à nous. D'ailleurs on ne le croque pas vraiment (il n'y a pas de bruit qui fait "croc" comme avec une pomme), on le mord plutôt. Mais d'où peut bien venir ce mot ?

Les neurones sont déjà en effervescence, beaucoup d'entre nous savent extraire les racines potentielles et nous trouvons sand, le sable et wich, qui n'existe pas. Mais c'est proche de witch et de wish. Le premier nous paraît plus vraisemblable pour la prononciation, bien que nous ne voyions pas vraiment le rapport entre une sorcière des sables et deux tranches de pain enserrant des aliments froids... Et pourtant il y en a bien un car...

Stop ! C'était une fausse route. L'origine du mot sandwich n'a rien à voir avec le sable ou les sorcières. C'est bien un mot anglais, mais il provient de John Montagu, comte de Sandwich, pour qui son cuisinier inventa ce mode de repas pour lui épargner de quitter sa table de jeu. Et le mot est apparu vers 1762.

Voilà, c'était la récréation du samedi matin, et elle semble tourner en dérision cette habitude que certains parmi nous ont de disséquer les mots pour rechercher leur origine. Mais ce n'est pas le cas, je pense au contraire que c'est une très bonne habitude. Mais, simplement, cela faisait bien deux jours que je me demandais réellement d'où pouvait venir le mot sandwich et j'ai moi-même joyeusement disséqué...

Disons que la démarche reste bonne, et même indispensable, mais on peut parfois avoir des surprises car elle n'est pas infaillible.




21 septembre 2008

Combien de fois entend on parler d'une "télé soi-disant en full HD", d'un "tableau soi-disant authentique", d'une voiture "soi-disant économique" alors qu'il est évident pour tous que, au sens propre, un objet n'est pas doué de parole et ne peut "se dire". L'expression "soi-disant" devrait être réservée à des personnes, si on veut respecter la logique.

L'objet ne prétend pas non plus disposer d'une qualité ou d'une autre, mais il peut être prétendu comme tel. Ainsi, une "voiture prétendument rapide" indiquera bien que ce n'est pas la voiture qui dit être rapide, mais bien une ou plusieurs personnes.

Et il y a encore des nuances dans l'utilisation. Par exemple, parler d'un "bébé de 6 mois soi-disant trouvé" n'est pas crédible. Le bébé est pourtant une personne, on peut même admettre qu'à cet âge il a des manifestations qui s'approchent de la parole, mais il est certainement incapable d'expliquer qu'il a été trouvé avec une précision telle qu'on puisse dire sans rire "le bébé m'a dit qu'il avait été trouvé, mais c'est lui qui le dit, je n'en suis pas sûr".

En tout cas on peut oublier les "chaussures soi-disant en cuir", ou même celles qui sont en "soi-disant cuir"




21 septembre 2008

Voilà encore une expression qui est souvent utilisée à tort. Quand on dit "cette personne m'arrive au niveau des épaules" ou "savoir ajuster son exposé au niveau des connaissances de son auditoire", c'est correct car il y a bien l'idée de comparaison, de quantité ou de dosage.

Par contre, on emploie souvent cette expression dans le sens de "en ce qui concerne", "au sujet de", "en matière de", "sur le plan de", etc. Et ce n'est pas une utilisation correcte, il faut plutôt utiliser une des expressions ci-dessus ou d'autres comme "du point de vue de", "pour ce qui est de", "en ce qui a trait à"...




21 septembre 2008

Il arrive que des gens utilisent l'expression "par le biais de..." de façon impropre. Il faut savoir que "biais" désigne "un moyen indirect, astucieux ou détourné pour atteindre un but".

Ainsi, quand on dit "je me suis inscrit par le biais d'un formulaire" ou "j'ai écrit cette lettre par le biais de mon ordinateur", on est dans l'erreur. Il faut plutôt écrire "je me suis inscrit à l'aide d'un formulaire" et "j'ai écrit cette lettre au moyen de mon ordinateur". Ou alors il est avéré que le formulaire n'était pas le moyen courant d'inscription et qu'il a fallu ruser pour utiliser son propre ordinateur. Ce qui se peut se concevoir, malgré tout, quand il s'agit d'un PC sous Windows : il faut parfois ruser pour pouvoir l'utiliser correctement (Joke).

De la même façon, on ne rencontre pas une personne par le biais d'un ami commun, mais plutôt par l'intermédiaire, sauf si on avait décidé de rencontrer cette personne et que, sans l'ami commun, toute tentative était vouée à l'échec.




4 juin 2008

Beaucoup de gens aiment insérer, dans leurs écrits, l'expression "se féliciter". Mais il arrive aussi, très souvent, que cette expression soit utilisée à tort...

C'était le cas dans une phrase que je lisais récemment : "On peut seulement se féliciter de la compatibilité totale de Firefox, versions Mac et PC".

Si on voulait chipoter, rien n'interdirait de prétendre que, ici, le "on" peut très bien désigner les développeurs du logiciel et qu'ils auraient de bonnes raisons de se féliciter. Mais, soyons honnêtes, le "on", dans la phrase citée, désigne en fait "nous", pour dire "nous sommes contents de cette compatibilité totale".

Or nous n'avons aucune raison de nous féliciter de cette compatibilité car nous n'y sommes évidemment pour rien.




9 janvier 2007

Aujourd'hui, j'ai vu à deux reprises une utilisation du verbe avérer qu'on peu considérer comme incorrecte. Une chose est avérée quand elle est reconnue comme vraie, ou elle s'avère quand elle se fait reconnaître comme étant vraie.

On peut utiliser le verbe avérer avec un attribut, mais à condition d'en éviter certains. Notamment vrai et faux sont proscrits. Dire qu'une chose s'avère vraie est un pléonasme, tandis que dire qu'elle s'avère fausse n'a absolument aucun sens,. Dans les deux cas, on ne le dit pas, et on se contente de dire qu'elle s'avère ou non.

Et, dans la foulée, on évitera également de dire qu'une chose est avérée exacte, car on est très proche du pléonasme précédemment cité.




22 octobre 2006

Beaucoup de gens se posent la question d'un "s" ou non à la fin de moulte. Doit-on dire "après moulte années" ou "après moultes années". Et la question ne se pose pas, car ce n'est ni l'un ni l'autre.

En effet, "moult" (qu'on prononce "mult") est un adverbe et reste donc invariable. On doit donc dire "après moult années". Quant à "moulte" ou "moultes", ces termes n'existent pas.

C'est son ancêtre, "mult", dérivé du latin multus, qui s'accordait, car c'était un adjectif. Mais il a été abandonné au XIIIe siècle. Comme il était aussi employé comme adverbe, il était déjà très vite devenu invariable. Et "moult", qui l'a remplacé, est resté invariable.




3 octobre 2006

Quand on veut exprimer le fait qu'on a répété quelque chose à quelqu'un, on dit qu'on lui a rebattu (et non rabattu) les oreilles. Car, pour rabattre les oreilles, il faut que les oreilles s'y prêtent... On parlera d'oreilles rabattues (pour les animaux, par exemple, car pour les humains c'est plus compliqué, à moins de chercher une image) dès qu'elles sont plaquées sur la tête au lieu d'être redressées. Rabattre, en effet, signifie tailler ou mettre à plat.




3 octobre 2006

Si la fête bat son plein, on ne peut pas dire les festivités battent leur plein... En effet, "son", ici, n'est pas un adjectif possessif mais un substantif et l'expression signifie que le son est au maximum, au mieux de sa forme. Donc, au pluriel, les festivités battent son plein, de la même façon.




24 septembre 2006

L'adverbe "voire", destiné à renforcer une idée, est souvent très mal utilisé. Déjà beaucoup l'écrivent "voir", comme le verbe, alors que leurs origines sont différentes. Ensuite il est parfois inutilement combiné à un autre adverbe. Par exemple, "voire même" est critiqué parce que lourd et redondant.

Dans beaucoup de cas, l'utilisation de "voire" parle d'elle-même. Par exemple, "il faudra attendre des jours, voire des semaines". Mais, dans certaines utilisations erronées, l'utilisation de "voire" va contrarier l'idée initiale au lieu de la renforcer. Par exemple, "nous pourrions avoir une surprise avant Noêl 2006, voire en janvier 2007". Ici, le "avant Noël" est contrarié par "janvier" qui se situe après et "voire" ne devrait pas être utilisé. Si, par contre, on avait écrit "nous pourrions avoir une surprise avant Noël 2006, voire début décembre", l'adverbe "voire" aurait donné son sens à la phrase. Le mouvement aurait été respecté car cela signifie "avant telle date, et peut-être même encore plus tôt". Tandis que "avant cette date, ou peut-être après" peut s'écrire, mais pas en utilisant l'adverbe "voire".

Oui mais "avant Noël, voire début décembre", si c'est correct, ça n'a pas le même sens que "avant Noël, voire en janvier". C'est facile à régler. Pour respecter le sens initial, il suffit d'écrire "nous pourrions avoir une surprise en janvier 2007, voire avant Noël 2006". Ou, si on n'aime pas, "voire en décembre 2006".

C'est encore plus simple à comprendre avec des quantités. La seconde partie de la phrase, avec "voire", doit renforcer la première. Donc "nous pourrions être jusqu'à 50, voire 100" a du sens, tout comme "nous ne serons que 50, voire 25". Mais "nous pourrions être jusqu'à 50, voire 25" a peu de sens.

Le sens de "voire" dépend aussi des proportions et du contexte. "Nous nous reverrons dans cinq minutes, voire cinq siècles" peut proposer divers sens particuliers dans une oeuvre littéraire ou un poème. Mais, dans une explication technique, dire qu'une gravure peut durer cinq minutes, voire cinq heures, n'aura de sens que s'il s'agissait de glisser une plaisanterie ou si on voulait exprimer que le temps que ça prendra est tellement arbitraire qu'on est incapable de l'évaluer.




24 septembre 2006

Sans doute certains d'entre vous se sentiront insultés qu'on leur rappelle une fois de plus l'utilisation du verbe "pallier". Mais d'autres l'ignorent visiblement, même à la télé... Alors pourquoi ne pas faire un peu de révision ?

D'abord, "pallier" s'écrit bien avec 2 "L" et non comme le palier. Ensuite, c'est un verbe transitif, et il n'est donc pas question de pallier à quoi que ce soit.

Enfin se pose la question du sens. Beaucoup l'entendent comme une réponse à un manque et en déduisent qu'on peut utiliser le verbe "pallier" chaque fois qu'il s'agit de combler un manque. Et c'est loin d'être exact...

En fait, le sens de "pallier" est variable, allant de dissimuler en faisant illusion jusqu'a atténuer faute de remède véritable. Le verbe vient du latin "palliare", qui signifie "couvrir d'un manteau". Il pourra prendre diverses subtilités de sens suivant le contexte mais il ne signifie jamais remédier totalement. Par exemple, on ne dira pas qu'ouvrir le robinet pallie le manque d'eau.

On pourra dire qu'on pallie des carences en proposant des brumisateurs. On bien qu'on use de palliatifs pour masquer la crise réelle.

Quand on parle de soins palliatifs, ce n'est pas dans le sens de faire illusion mais plutôt d'atténuer la douleur dans des cas où on ne peut pas guérir la maladie.




23 septembre 2006

Nous entendons "rutilant" comme désignant quelque chose de brillant, d'étincelant. Or (si j'ose dire car tout ce qui brille n'est pas or) "rutilant" vient du latin "rutilans", "rutilare" et son premier sens est "qui est d'un rouge ardent". Ce n'est qu'au début du XVIe siècle qu'on a commencé à l'utiliser dans le sens de "brillant, "éclatant", "étincelant".

Merci à Frédéric Verges de m'avoir signalé celle-ci.

Comme pour "livide" et "glauque", ces précisions sont données pour la curiosité, l'intérêt de l'étymologie. Il est évident que nous n'allons pas faire partie d'une minorité qui s'obligerait à n'utiliser ces trois mots que dans leur sens premier... Leur sens dérivé a été admis par les dictionnaires.




23 septembre 2006

Cette expression est devenue célèbre, tant elle a suscité de discussions autour de la façon de l'écrire. Mais, si la discussion est une bonne chose, dans ce cas aller chercher l'information est plus indiqué. On apprendra ainsi sans détour que c'est la première écriture, "au temps pour moi", qui doit être utilisée.

L'origine de l'expression reste imprécise. Tout le monde s'accorde à la situer dans le langage militaire : "Au temps !" était utilisé pour faire reprendre un exercice depuis le début. Temps doit être pris ici comme une étape, et un exercice est composé de plusieurs temps. Dans la notation musicale, le "temps" est une unité de mesure. Pour revenir à l'utilisation militaire, l'expression est liée au fait qu'on doit reprendre les choses depuis le début.

"Au temps pour les crosses" est assez connu et sa signification était : on reprend l'exercice, pour les crosses. Et "au temps pour moi" a été adopté quand on reconnaît son erreur et quand on considère qu'on doit reprendre les choses depuis le début. On reprend, à cause de moi, de mon erreur.

Cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas utiliser "autant pour moi". On peut le faire, si on ne se trompe pas de sens : cette écriture n'est pas liée à une erreur, mais à une question de quantité.

Par exemple, vous êtes dans un bistrot avec quelqu'un qui commande un formidable de bière. Vous direz "Autant pour moi !" et le serveur comprendra que vous voulez la même chose, ni plus ni moins. Mais, si vous vous ravisez, vous direz "Au temps pour moi, je préfère un panaché".

Oralement, la phonétique est la même, évidemment. Et seule l'écriture permettrait de marquer la différence en ne laissant aucun doute (à condition d'écrire correctement...).

Mais, oralement, si on connaît les deux expressions, on les distingue à l'écoute suivant leur contexte, exactement comme on le ferait avec des homonymes, exactement comme on est capable de distinguer le "chas" d'une aiguille d'un "chat" gavé de lait (voir plus bas), exactement comme, quand on entend "je me suis goinfré de mûres", on n'a aucune raison d'imaginer son interlocuteur en train de grignoter consciencieusement des pierres de taille ou des parpaings...

Vous trouverez également sur cette page quelques origines plus fantaisistes de l'expression.




22 septembre 2006

Il avait le teint livide... Plus de couleur, blanc de chez blanc, mieux qu'après être lavé avec la lessive XY... Et, pourtant, la lividité n'a guère de rapport avec la pâleur. Il s'agit plutôt d'une coloration violacée ou bleutée. Mais, comme ce sont des couleurs remarquées fréquemment sur les cadavres, ainsi que le blanc, on a petit à petit fait l'amalgame et la lividité cadavérique a été prise pour la couleur dominante.

Il me semble avoir lu quelque part que les pendus présentaient une lividité prononcée. Ce qui est logique, la mort par pendaison vire le teint au violacé.




22 septembre 2006

Non, "glauque" n'est pas un modèle de revaulver ou de pistaulet. Vous le savez bien et l'énoncé de ce mot ne vous évoque souvent que nauséabond et autres visquosités tenaces...

Pourtant, la signification exacte de l'adjectif "glauque" est "d'un vert qui rappelle l'eau de mer". Tout simplement. Rien à voir avec des crapauds soigneusement écrasés à coups de talon ou des soirées d'un ennui mortel...

Je sais que je suis loin d'être le premier à signaler le sens premier étonnant d'un adjectif qu'on relie souvent au dégoût, mais je ne pouvais pas construire une telle page en le laissant de côté...




22 septembre 2006

Il y a une règle que tout le monde devrait connaitre, c'est celle de l'utilisation des virgules entre le sujet et le verbe, ou entre le verbe et le complément d'objet. Très souvent, même dans des courriers administratifs ou sur des sites Web persos (donc animés par des gens qui ont choisi d'écrire), on rencontre la fatidique erreur du sujet et du verbe séparés par une virgule.

Pourtant, il y a un moyen simple de retrouver la règle d'usage quand on ne sait plus si on peut mettre une virgule ou non. Il suffit de regarder ces phrases :

"Le chat, boit son lait"
"Le chat boit, son lait"

Évidemment, on écrit des phrases plus complexes, et c'est pour ça qu'on a besoin de virgules. Avec une phrase comme celles ci-dessus, il est "évident" qu'on peut s'en passer, il est "évident" qu'on ne commettrait pas une erreur aussi grossière... Étant entendu que chacune des deux phrases vous choque. Si ce n'est pas le cas...

D'abord je dirai que l'erreur ne se rencontre pas que dans des phrases complexes. J'ai déjà lu des choses comme "je suis en droit d'exiger que, les personnels arrivent à l'heure", et ce n'est pas une phrase particulièrement complexe.

Alors on ne peut pas mettre de virgule entre le sujet et le verbe ? Si, mais à condition d'en mettre deux. Aïe ! Je vois déjà le lecteur qui va chipoter et me demander en quoi "Le chat,, boit son lait" est plus correct que les tournures précédentes... Je plaisante car je pense que vous avez tous compris ce que j'entendais par "deux virgules". Ainsi :

"Le chat, avant de s'endormir, boit son lait" est un exemple de tournure correcte.

Juste un exemple, me dit mon chat. Parce que nous avons testé ensemble toutes les formes d'écriture et, pour lui, trois litres de lait en sept minutes c'est beaucoup trop. Il préfère "le cycliste, après maints efforts, est arrivé en haut de la côte", car il trouve ça plus digeste...




22 septembre 2006

Plus facile à dire qu'à écrire... Nombreux sont ceux qui, dès que leur main est à portée d'un stylo ou d'un clavier, se torturent pour savoir laquelle des trois écritures ci-dessus est correcte. Mais il y a des heureux : ceux qui connaissent la bonne expression, et ceux qui s'en foutent royalement.

Seule la troisième écriture, "eh bien", est correcte. Quand on l'utilise dans une phrase, on la fait suivre par une virgule ("Eh bien, il faut partir."). On peut utiliser l'expression seule, avec un point d'exclamation ou d'interrogation.




22 septembre 2006

Nous utilisons souvent l'un ou l'autre de ces deux mots, notamment pour décrire des manipulations informatiques. Mais les correcteurs orthographiques s'ingénient à signaler une faute en cours de saisie chaque fois que nous les utilisons. Et pour cause : on ne trouvera pas "import" ou "export" dans le dictionnaire. Seul "import-export" y figure et, à la place des mots que nous utilisons souvent, nous devrions utiliser "importation" et "exportation".

C'est toujours intéressant à savoir même si, dans la pratique, beaucoup d'entre nous continueront à utiliser ces mots non reconnus.


Réagissez dans les Forums...
(Déjà 4 réactions)